Recherche
Recherches en cours et passées au sein de l'Institut de la décision publique
Les recherches menées par l'Institut de la décision publique sont articulées autour de trois axes principaux. Le premier axe concerne la démocratie et se concentre sur les procédures formelles et les valeurs institutionnelles qui sont mises en œuvre dans le cadre des gouvernements représentatifs étudiés par les membres de l’Institut. Le deuxième axe concerne la diachronie et se concentre sur l’étude de l’évolution des institutions politiques, à travers des recherches en histoire politique et des études mémorielles. Le troisième axe concerne l’espace et se concentre sur l’étude des dispositifs institutionnels qui organisent les espaces politiques, principalement au niveau local.
Les politiques culturelles des villes postindustrielles
Description : Ce projet étudie les différentes formes de politiques culturelles des villes postindustrielles. Si le modèle de la « ville créative », caractérisé par des politiques culturelles à vocation économique et métropolitaine, s’est fortement répandu dès la fin du XXe siècle, d’autres trajectoires alternatives font progressivement leur apparition. Parcours d’artistes, musées participatifs, budgets participatifs culturels : de telles initiatives semblent révéler l’émergence d’une nouvelle grammaire culturelle des transitions urbaines qui questionne, interroge et bouscule les politiques « économicistes » de la ville créative. À travers cette recherche, il s’agit donc d’analyser l’émergence progressive de cette grammaire, ainsi que les tensions et synergies qui se créent entre ces nouvelles politiques et la persistance des stratégies de métropolisation par la culture. Trois villes sont étudiées, à l’échelle du quartier : Liège (les quartiers Saint-Léonard et Guillemins-Boverie), Nantes (les quartiers de la Création et des Olivettes) et Turin (le Parco Dora et le quartier Aurora). Des méthodes qualitatives (analyse documentaire et entretien semi-directif) sont mobilisées pour mener à bien cette recherche.
Responsable du projet : Loïc Perrin.
Promoteurs : Geoffrey Grandjean.
Période : Septembre 2024 à septembre 2028.
Financement : Fonds national de la recherche scientifique (F.N.R.S.).
Les mutations du gouvernement représentatifs et du rôle des partis politiques autour des revendications d'innovations démocratiques
Description : Dans un contexte de crise de la représentation, certains acteurs remettent en question le caractère fondamentalement représentatif de nos systèmes politiques, ainsi que le rôle des partis politiques en leur sein. Ces critiques s’accompagnent de demandes de démocratisation du gouvernement représentatif. Ce projet analyse comment ces revendications sont réappropriées par les parlementaires autour de trois dispositifs d’innovations démocratiques : le référendum, le mandat impératif et le tirage au sort en politique. L’objectif principal de cette recherche consiste à analyser la redéfinition de la notion de démocratie et du rôle des partis politiques, autour de l’évolution de ces trois dispositifs d’approfondissement de la démocratie, dans trois pays : la Belgique, la France et la Suisse.
Responsable du projet : Vincent Aerts.
Promoteurs : Geoffrey Grandjean.
Période : Septembre 2024 à septembre 2029.
Financement : Université de Liège et Fonds national de la recherche scientifique (F.N.R.S.).
La justiciabilité des actes de gouvernement et la séparation des pouvoirs en République démocratique du Congo
Description : Cette thèse, qui vise à contribuer à la consolidation de l’État de droit en République démocratique du Congo, analyse les fondements juridiques du contrôle des motions par les juridictions congolaises, alors que celles-ci relèvent des actes de gouvernement, réputés insusceptibles de recours en raison de leur nature politique. Elle examine également la manière dont le juge constitutionnel congolais justifie sa compétence en dépit de l’absence de base juridique. Enfin, elle analyse les effets de cette intervention juridictionnelle sur la séparation des pouvoirs et l’équilibre institutionnel voulu par le constituant. Des méthodes qualitatives sont mobilisées pour mener à bien cette recherche.
Responsable du projet : Arthur Mumbere Malekani.
Promoteur : Geoffrey Grandjean.
Période : Septembre 2022 à septembre 2027.
Financement : Boursier B-MOB
Les risques de précarité encourus par les personnes LGBT en matière de logement et de santé en Région wallonne
Description : Cette recherche qualitative vise à établir, d'une part, un état de la situation des risques de précarité encourus par les personnes LGBT en Région wallonne, en mettant spécifiquement l’accent sur deux champs de compétence régionaux : le logement et la politique de santé. D'autre part, cette étude formule des recommandations à destination des autorités publiques wallonnes.
Responsables du projet : Geoffrey Grandjean, Loïc Perrin et Juliette Renard.
Période : Avril 2024 à septembre 2024.
Financement : Région Wallonne.
Révision de l’accord de coopération du 8 mars 1994 entre l'Etat fédéral, les Communautés et les Régions
Description : Le rapport concerne la révision de l’accord de coopération du 8 mars 1994 entre l'État fédéral, les Communautés et les Régions, relatif à la représentation du Royaume de Belgique au sein du Conseil de Ministres de l'Union européenne. Les auteurs proposent de nouvelles dispositions concernant la répartition des compétences, le processus décisionnel et le système de rotation entre les différentes autorités politiques.
Responsables du projet : Geoffrey Grandjean, Matthias Storme (KULeuven), Johan Swinnen (SPF Affaires étrangères) et Sofia Vandenbosch (UCLouvain).
Période : Juillet 2023 à mars 2024.
Financement : SPF Affaires étrangères.
Luxembourg 2030
Description : La recherche doit permettre d’identifier les actions supracommunales menées au niveau de la Province de Luxembourg. Pour ce faire, il est proposé de catégoriser et classer ces actions supracommunales et de chiffrer les montants consacrés par la Province de Luxembourg (par rapport aux budgets communaux). Les catégorisations et classifications doivent permettre d’identifier le niveau de pouvoir le plus adapté à chaque compétence. L’approche est donc fondée sur une vision « ascendante » de la supracommunalité permettant de cerner les particularités de la « supracommunalité luxembourgeoise ».
Responsables du projet : Geoffrey Grandjean.
Période : Janvier 2023 à mars 2024.
Financement : Province de Luxembourg.
La supracommunalité en évolution
Description : La supracommunalité est un fait majeur de l’actualité régionale. En 2021, la Région wallonne lançait un appel à projets intitulé « Soutien aux projets supracommunaux », afin d’encourager financièrement les structures supracommunales. Cet appel à projets a connu une adhésion importante, avec 14 projets sélectionnés, certains de ces projets se recoupant partiellement sous l’angle territorial. Sur la base de cet appel à projets, la recherche menée par l'Institut de la décision publique comprend deux volets. Le premier volet consiste à réaliser un état de l’art de la littérature scientifique analysant la problématique de la supracommunalité, entendue au sens large (regroupant notamment les coopérations intercommunales, les agglomérations de communes ou encore les communautés de commune). Cet état de l’art doit permettre d’identifier les résultats scientifiques concernant les projets supracommunaux institutionnalisés dans différents États (France, Suisse, Espagne, Royaume-Uni, Pays-Bas, entre autres) afin d’en cerner les avantages et les inconvénients. Le deuxième volet consiste à proposer un cadre juridique permettant d’institutionnaliser les communautés supracommunales, sur la base de différentes hypothèses (de la plus minimaliste à la plus maximaliste).
Responsables du projet : Geoffrey Grandjean et Ingrid Gabriel.
Période : Janvier 2023 à juin 2023.
Financement : Région wallonne.
La gouvernementalité des smart cities : les cas de Luxembourg, Lyon et Namur
Description : L’objectif de cette thèse est d’étudier les modalités d’exercice du pouvoir au sein des smart cities. Celles-ci conjuguent utilisation de technologies de l’information et de la communication (TIC ; intelligence artificielle, jumeaux numériques, ANPR et caetera) et promotion de dispositifs participatifs. Nous observerons in situ à Luxembourg, Lyon et Namur les implications pour la citoyenneté et pour l’action des pouvoirs publics locaux de cette combinaison de TIC et de participation citoyenne.
Responsable du projet : Nathan Flore.
Promoteurs : Geoffrey Grandjean et Pierre Delvenne.
Période : Septembre 2022 à septembre 2026.
Financement : Seal of Excellence de l’unité de recherche Cité, bourse en science humaine de Rise et Fonds national de la recherche scientifique (F.N.R.S.).
Étude sur les assemblées régionales à pouvoirs législatifs d'Europe
Description : L'objectif principal de cette recherche est d'identifier les dimensions des pouvoirs légasilatifs et quasi-législatifs des assemblées régionales des États membres de l'Union européenne.
Responsables du projet : Geoffrey Grandjean et Antoine Bauwens.
Période : Janvier 2022 à juillet 2022.
Financement : Conférence des assemblées législatives des régions d’Europe (CALRE).
Étude des politiques de genre des partis d’extrême droite. Les cas du Vlaams Belang et du Rassemblement national
Description : L’objectif principal de cette recherche est d’étudier, les discours du Vlaams Belang en matière de genre. À l’instar des inflexions contemporaines du racisme, dont l’évolution s’est caractérisée par le passage d’un racisme biologique à un racisme « sans race », basé sur des attributs culturels et religieux, la présente recherche a pour objectif d’étudier la manière dont le sexisme a évolué dans les discours d’extrême droite. Dans ce but, une analyse de cas est réalisée à partir d’une approche de Discourse Theory.
Responsable du projet : Archibald Gustin.
Promoteurs : Geoffrey Grandjean et Benjamin De Cleen (Vrije Universiteit Brussel).
Période : Octobre 2021 à septembre 2025.
Financement : Fonds national de la recherche scientifique (F.N.R.S.).
Étude comparative de la construction identitaire des jeunes (16-18ans) vivant dans des sociétés profondément divisées (Belgique, Chypre, Irlande du Nord)
Description : L’objectif de cette thèse de doctorat est d’étudier, dans une perspective comparative, la construction identitaire des jeunes (âgés de 16 ans 18 ans) vivant dans des sociétés fondamentalement divisées (en Belgique, à Chypre et en Irlande du Nord). En identifiant les mécanismes institutionnels (politiques et juridiques) propres aux sociétés fondamentalement divisées et en étudiant la manière dont ce contexte et ces mécanismes sont appris, nous cherchons à observer les représentations sociales qu’ont les jeunes de ce système politique divisé ainsi que d’analyser leur positionnement identitaire par rapport à celui-ci.
Responsable du projet : Juliette Renard.
Promoteur : Geoffrey Grandjean.
Période : Octobre 2019 à Décembre 2024.
Financement : Fonds national de la recherche scientifique (F.N.R.S.).
La mixité et les négociations politiques communales et provinciales
Description : La recherche proposée se focalise sur les conséquences des règles relatives à la mixité dans les collèges sur les jeux de pouvoir entre acteurs politiques.
Responsable du projet : Geoffrey Grandjean.
Période : Mars 2019 à mars 2020.
Financement : Communauté française de Belgique.
Les fonctions politiques des juges (Sciences Po Paris)
Description : La recherche catégorise les fonctions politiques des juges autour de trois dimensions : 1) la production de normes, 2) l'arbitrage de valeurs morales et 3) la stabilisation du système politique.
Responsable du projet : Geoffrey Grandjean
Période : Mai 2017 à novembre 2017.
Financement : ULiège.
Étude comparative en termes de ressources humaines
Description : L'étude vise à comparer les quarante-quatre communes de la Province de Luxembourg en matière de ressources humaines.
Responsable du projet : Geoffrey Grandjean.
Période : Février 2016 à juin 2017.
Financement : Province de Luxembourg.
Cultiver les territoires. L'innovation participative à la Commission européenne et en Wallonie
Description : Innovation ouverte, incubateurs de start-up, hackathons, hackerspaces … Les pratiques des hackers et makers calforniens, bidouillant de nouvelles technologies dans leurs garages de la Silicon Valley, semblent s’être répandues en Europe. Les processus de recherche et de développement technologique, l’innovation, apparaissent ainsi de plus en plus ouverts, participatifs. Cependant, alors que le mouvement maker en Californie s’est développé au travers d’une critique des institutions en place, qu’elles soient économiques ou politiques, ce qui se joue en Europe semble être d’un autre ordre. En effet, le développement de technologies par les citoyens y semble a priori articulé à une ambition de développement économique, au sein de discours insistant sur la notion d’économie de la connaissance.
En d’autres termes, ce que le développement de pratiques d’innovation participative en Europe semble montrer, c’est que des pratiques fréquemment assimilées à un mouvement contre-culturel sont reprises et adaptées, dans d’autres contextes, à des ambitions politiques de développement économique et d’entrepreneuriat. Dans les deux cas, l’inventivité et la créativité sont érigées au rang d’impératifs. Cependant, alors que cet impératif est véhiculé par des communautés de pratiques grassroots dans la Silicon Valley, sans autre finalité que sa propre complétion, il est véhiculé par des autorités publiques dans le cas de la Commission européenne et de la Wallonie, articulé à des programmes politiques d’économie et d’innovation.
Comment dès lors ces pratiques se développent-elles dans ces contextes ? Comment s’intègrent-elles à des politiques d’innovation qui leur préexistent ? Qui participe aux processus participatifs de recherche et d’innovation, à partir du moment où ils sont promus et mis en place par des autorités publiques ? Ce sont ces questions qui ont guidé la présente thèse, qui propose une analyse de l’innovation participative telle qu’elle est promue et qu’elle se déploie à la Commission européenne et en Wallonie.
Responsable du projet : Hadrien Macq.
Promoteurs : Geoffrey Grandjean et Pierre Delvenne.
Période : Janvier 2016 à décembre 2019.
Financement : Non-Fria.
Le concept de la représentation politique en Belgique : perspective comparée entre la Belgique, la France et la Russie
Description : Recherche comparative et socio-historique sur le concept de la représentation en Belgique, en France et en Russie.
Responsables du projet : Geoffrey Grandjean et Vassili Tokarev.
Période : Octobre 2015 à février 2016.
Financement : Fonds David Constant.
Les parlementaires et le génocide arménien de 1915
Description : Au cours de l’année 1915 démarre l’entreprise d’extermination de la minorité arménienne de l’Empire ottoman, planifiée par le gouvernement jeune-turc. À partir des années 1990, les parlementaires belges et français discutent et adoptent plusieurs résolutions et lois ayant trait à ce génocide. Ces instruments visent à la reconnaissance et la commémoration du génocide arménien ou à en condamner la négation. La présente recherche doctorale étudie les motivations des parlementaires belges et français qui ont initié ou pris part aux processus d’adoption de ces instruments depuis le milieu des années 1990 jusqu’au milieu des années 2010. Précisément, elle s’efforce de répondre à la question suivante : « Qu’est-ce qui motive les parlementaires français et belges dans leurs instrumentations du génocide arménien ? » Relevant de l’étude de cas multiples, elle repose sur l’investigation et l’analyse d’un important corpus documentaire composé d’articles de presses, de publications parlementaires, de fond d’archives et d’entretiens menés auprès des parlementaires ayant pris part eux-mêmes à ces évènements. L’analyse qui est offerte, en faisant appel au dispositif théorique développé par les tenants de la théorie de l’autodétermination, concourt à donner une image détaillée des motivations des parlementaires investis dans une perspective individuelle et microscopique. Cette recherche met en exergue que, lorsque les parlementaires se positionnent en faveur des instruments retenus, leurs positionnements dépendent principalement de leurs appartenances sociales. L’appartenance sociale revendiquée diffère selon la France et la Belgique : leur circonscription dans le cas de la première, l’institution d’appartenance ou le groupe politique dans le cas de la seconde. La recherche met également en évidence que ce sont leurs compétences et leur autonomie que valorisent les parlementaires en défaveur des instruments retenus et que leurs actions sont à considérer comme des réactions plutôt que des initiatives.
Responsable du projet : Jérôme Nossent.
Promoteur : Geoffrey Grandjean.
Période : Septembre 2015 à novembre 2024.
Financement : ULiège.
